This month, Vadim dives into the secret world of production music, often known as library music, and offers you reissues of 4 major albums that are certainly no strangers to European rare groove collectors. Released by the labels Neuilly and Chappell, these 4 records take us back to the 60s/70s cross over, an era ripe with possibilities, where the craziest musical adventures could become a reality at the heart of mysterious studios, between the expert hands of a few undisciplined conductors and other gifted arrangers. Whether they be called Roger Roger, Nino Nardini, Pierre Dutour, Jack Arel or Paul Piot, these geniuses of the shadows have seized pop, psychedelic, funk and electro while still in their infancy to give birth to mutant records that are like no other. 40 years later, they’re still the stuff dreams are made of for all sorts of music lovers and record collectors on the hunt for hidden treasures.
Radical and veritable manifesto, “Pop Electronique” is an excessively cult record that the English enviously wish they could claim as their own. A piece of extreme and atypical instrumental madness with an alien edge - brainchild of the fabulous Cecil Leuter. Behind this enigmatic pseudo, borrowed from his grandmother, actually lies Roger Roger, über-prolific French composer of several hundred records for TV, theatre and radio and doted with an immediately recognisable style that mixes classicism with the avant-garde. He quickly foresaw the revolutionary potential of new emerging technologies through time spent at the ORTF. His music would never be the same again. As of the end of the 60s, he would throw himself into musical experimentations, combining prehistoric beat boxes with the intense use of synths, and began to niftily mix acoustic, electric and electronic music. “Pop Electronique” is the perfect, successful culmination of his off the beaten track explorations. A crazed record composed of a super groovy A side, bringing together strong jerks and Dadaist moog deflagrations, and a much more minimal, strictly electronic B side. Situated somewhere between Pierre Henry and Michel Colombier’s “Messe pour le Temps Présent” and Jean-Jacques Perrey’s “Moog Indigo,” Pop Electronique can be classed as one of those pioneering and magical records which, at the end of the sixties, dared savagely mix pop’s grooves and rhythms with the futuristic electronic sounds of the first synthesisers.
LP 180-gram / From original master tapes / Limited edition / Numbered by hand / From original artwork.
Vadim plonge ce mois ci dans le monde secret de la musique d’illustration sonore, également appelée library music, et vous propose la rééditions de 4 albums majeurs bien connus des collectionneurs de rares grooves européens. Issus des labels Neuilly et Chappell, ces 4 disques nous ramènent à la charnière des années 60/70, riche époque des possibles, où les aventures musicales les plus folles pouvaient alors voir le jour au coeur de mystérieux studios, entre les mains expertes de quelques chefs d’orchestres indisciplinés et autres arrangeurs surdoués. Qu’ils s’appellent Roger Roger, Nino Nardini, Pierre Dutour, Jack Arel ou Paul Piot, ces génies de l’ombre se sont emparés de la pop, du psychédélisme, du funk et de l’électronique encore balbutiante pour donner naissance à des disques mutants et à nul autre pareils. 40 ans plus tard, ils font toujours rêver les mélomanes et collectionneurs de tous poils en quête de trésors bien cachés.
Oeuvre manifeste et radicale, "Pop Electronique" est un disque excessivement culte que nous envient jalousement les Anglais. Une folie instrumentale extrême et atypique aux allures d'ovnis, tout droit sortie du cerveau illuminé du génial Cecil Leuter. Derrière ce pseudo énigmatique emprunté à sa grand-mère se cache en fait Roger Roger, compositeur français hyperprolifique de plusieurs centaines de disques pour la TV, le théâtre et la radio, doté d’un style immédiatement reconnaissable, mélange de classicisme et d’avant garde. Fréquentant l'ORTF, il a facilement accès aux nouvelles technologies électroniques émergeantes et entrevoit rapidement leur potentiel révolutionnaire. Sa musique ne s'en remettra jamais. Il se lance ainsi dès la fin des années 60 dans des expérimentations musicales intégrants boites à rythmes préhistoriques et usage intensif des synthétiseurs, et commence à marier habillement musique acoustique, électrique et électronique. « Pop Electronique » est l’aboutissement parfaitement réussi des ses recherches hors des sentiers battus. Une folie discographique composée d’une face A très groovy mariant jerks puissants et déflagrations de Moog dadaïstes, alors que la face B est beaucoup plus minimale et exclusivement électronique. Située quelque part entre le "Messe pour le Temps Présent" de Pierre Henry et Michel Colombier, et le "Moog Indigo" de Jean-Jacques Perrey, « Pop Electronique » fait partie de ces disques pionniers et magiques qui, à la fin des sixties, osèrent mixer sauvagement le groove des rythmes pop et les sonorités électroniques futuristes des premiers synthétiseurs.
LP 180 gr / Depuis les bandes master originales / Edition limitée / Numéroté à la main. |